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~ Critique ~
Hunger Games : La révolte

Hunger Games : La révolte, Suzanne Collins ★★★★★


Éditeur : Pocket
Éditions : Pocket Jeunesse
Première parution : 5 mai 2011
Traducteur : Guillaume Fournier

Présentation de l'éditeur : Contre toute attente, Katniss a survécu une seconde fois aux Hunger Games. Mais le Capitole crie vengeance. Katniss doit payer les humiliations qu'elle lui a fait subir. Et le président Snow a été très clair: Katniss n'est pas la seule à risquer sa vie. Sa famille, ses amis et tous les anciens habitants du district Douze sont visés par la colère sanglante du pouvoir. Pour sauver les siens, Katniss doit redevenir le geai moqueur, le symbole de la rébellion. Quel que soit le prix à payer.

Mon avis : Ça y est. Plus de journées à chasser le gibier avec Katniss et Gale. Plus de cookies préparés par Peeta. Plus de séances de préparation avec Cinna, Portia, Octavia et Flavius. Plus de Jeux. Les Hunger Games, c'est bel et bien fini. Et, oh mon Dieu, ce dernier tome est pour la plupart responsable de ce vide que je ressens depuis que j'ai bouclé la saga. Je ne trouverai jamais les mots qui pourraient expliquer à quel point l'histoire de Katniss m'a bouleversée.

À l'image de fils de soie qui forment une toile d'araignée, Suzanne Collins a tissé La révolte non pas avec de la soie, mais avec de la loyauté, de l'amitié, de l'amour, de la solidarité, mais aussi avec de la colère, de la soif de pouvoir, de la corruption et de la trahison. Jamais je n'aurais cru que la révolte des habitants de Panem contre le Capitole aurait une telle ampleur. Plus vraisemblablement, je ne m'attendais pas à un tel mouvement de résistance, mené par une Katniss meurtrie, agrie, et affligée par les souvenirs des précédents Jeux et la prise en otage de Peeta (qui subit seul Dieu sait quoi) par le Capitole.

Katniss a vraiment changé dans ce dernier opus. Elle n'est plus qu'une coquille vide qui n'a plus la force que de se battre dans l'espoir de sauver ce qui lui reste. Plus rien ne compte pour elle à part sauver sa famille, ses amis, Gale et Peeta. Même si elle m'a fait énormément de peine -- surtout à la toute fin -- le talent de Suzanne Collins pour insuffler un réalisme saisissant dans ses romans l'a naturellement transformée en cette jeune femme terrorisée et véritablement traumatisée. Gale reste ce qu'il est, enfin libre de laisser s'exprimer sa nature rebelle qui l'anime depuis qu'il est conscient des horreurs que le Capitole inflige aux Districts depuis plus de soixante-dix ans.

La résistance contre le Capitole, il faut le reconnaître, s'éternise un peu. Quelques longueurs alourdissent légèrement le rythme du roman, mais elles sont indispensables pour marquer l'impatience et l'inquiétude qui rongent Katniss et les autres rebelles, ainsi que l'importance d'être prudent et minutieux dans un tel soulèvement. Le final est époustoufflant et surpasse de loin mes attentes. Quelques surprises audacieuses de la part de Collins -- et de Katniss -- qui pousse le bouchon plus loin que je ne l'aurais crû.

La saga Hunger Games m'aura fait remettre beaucoup de choses en question. Cette trilogie m'a vraiment bouleversée et aujourd'hui encore, alors que je la lis à Ben (mon fiancé et fils de boulanger -- oui, je sais, c'est la classe, les coïncidences de ce genre), je la redécouvre et j'en tire de nouvelles leçons. Et j'aime encore plus le garçons aux pains.

~ Critique ~
Hunger Games : L'embrasement

Hunger Games : L'embrasement, Suzanne Collins ★★★★★


Éditeur : Pocket
Éditions : Pocket Jeunesse
Première parution : 6 mai 2010
Traducteur : Guillaume Fournier

Présentation de l'éditeur : Après le succès des derniers Hunger Games, le peuple de Panem est impatient de retrouver Katniss et Peeta pour la Tournée de la victoire. Mais pour Katniss, il s'agit surtout d'une tournée de la dernière chance. Celle qui a osé défier le Capitole est devenue le symbole d'une rébellion qui pourrait bien embraser Panem. Si elle échoue à ramener le calme dans les districts, le président Snow n'hésitera pas à noyer dans le sang le feu de la révolte. A l'aube des Jeux de l'Expiation, le piège du Capitole se referme sur Katniss...


Mon avis : Même si j'ai terminé la saga Hunger Games il y a plus d'un mois déjà, j'avais besoin de souffler, de me remettre de mes émotions, avant de vous en parler davantage. Seulement, je ne m'en suis pas encore remise. Ça peut paraître idiot -- surtout pour ceux qui ne se sont pas encore plongés dans cette saga -- mais je suis toujours hantée par les Jeux de la Faim. C'est incroyable. Et le deuxième opus, L'embrasement, est plus fort encore que le premier. Difficile à croire mais tellement vrai. Disons que j'ai l'impression d'avoir lu le tome un en puissance dix. Tout est tellement plus intense, le sort de Katniss (et Peeta) tourne officiellement à la tragédie et l'horreur fait partie du quotidien des personnages, que ce soit dans le Douze ou dans l'Arène.

Ce qui est propre au tome pilier de la saga, c'est qu'il nous révèle la terreur que le président Snow fait régner sur Panem et dans les coeurs de nos héros, une terreur omniprésente dans les lignes du roman. Le chantage, la peur, la douleur, le doute, mais aussi l'amour tiennent les entrailles de Katniss. Elle ne sait plus qui fait partie de ses priorités, sa famille, Peeta, Gale, Haymitch et les habitants de son district, qui payent tous le prix de sa tentative de suicide avec Peeta, dans l'Arène, qui pourrait bien se méprendre à un geste de rébellion. Peeta et Katniss, dans leur jeu de rôles des amants maudits du Douze, se retrouvent les arroseurs arrosés lorsque Snow décide d'un peu trop bien de marcher dans leur combine.
J'ai retrouvé les personnages de Hunger Games avec un immense plaisir et beaucoup de réticence quant à leur sort. Katniss, fidèle à elle-même, ne m'a pas déçue une seule seconde et affronte le Capitole et les choix cruciaux auxquels elle se heurte tout au long du roman. Il me semblait difficile, à la fin du premier tome, d'aimer encore plus Peeta. Eh bien c'est possible ! Blessé lui aussi par les traumatismes infligés par les Jeux, il reste cependant aussi fort et courageux que Katniss -- à sa manière. Nous faisons davantage la connaissance de Gale et au final, je lui en ai voulu de tenter de faire de l'ombre à Peeta dans le coeur de Katniss.

Le lecteur et Katniss vont de surprise en surprise, dans L'embrasement. Des surprises que leur réservent le sort, le président Snow, les Juges des Jeux et même notre cher Peeta, décidément très fort en la matière. Ces événements à vous couper le souffle donnent une profondeur incroyable au caractère des personnages même ceux qui jouent un rôle moindre dans l'intrigue. Comme pour le premier opus, impossible de le reposer. Impossible. Comment un simple livre peut-il ainsi nous mener par le bout du nez comme le président Snow avec Katniss ? Incroyable.

~ Critique ~
Hunger Games


Hunger Games, Suzanne Collins ★★★★★


Éditeur : Pocket
Éditions : Pocket Jeunesse
Première parution : 1er octobre 2009
Traducteur : Guillaume Fournier


Présentation de l'éditeur : Dans un futur sombre, sur les ruines des États-Unis, un jeu télévisé est créé pour contrôler le peuple par la terreur. Douze garçons et douze filles tirés au sort participent à cette sinistre téléréalité, que tout le monde est forcé de regarder en direct. Une seule règle dans l'arène : survivre, à tout prix. Quand sa petite soeur est appelée pour participer aux Hunger Games, Katniss n'hésite pas une seconde. Elle prend sa place, consciente du danger. À seize ans, Katniss a déjà été confrontée plusieurs fois à la mort. Chez elle, survivre est comme une seconde nature...

Mon avis : Les Hunger Games. Qui y a échappé ? Plus grand monde, car avec le tournage de l'adaptation cinématographique qui bat son plein, les derniers visages se tournent vers cette saga dystopique au succès littéraire mondial. Alors que les derniers acteurs du film viennent d'être choisis et le nom du compositeur (ndlr : Danny Elfman) annoncé, je me décide enfin à cesser de snober les Jeux de la Faim et j'ouvre le premier tome, simplement intitulé en version française Hunger Games.

Et je ne peux plus le refermer. Seuls mes besoins vitaux me rappellent que je ne suis plus dans l'arène, mais en France, en 2011, dans mon T1 d'étudiante. Katniss et moi ne faisons qu'une. Lorsque je lève enfin le nez du livre et replonge dans mon monde, j'oublie que cette intense sensation de soif qui me tiraille la gorge n'est qu'un effet causé par l'écriture de la géniale Suzanne Collins. Alors que l'héroine s'enfonce encore et encore dans l'arène des Hunger Games, désydratée et déchirée entre l'envie de chercher après une source d'eau et la crainte de se faire tuer par l'un des autres tributs, j'ai soif, mon coeur et celui de Katniss battent à l'unisson et mes entrailles se tordent de peur dès qu'une branche craque derrière moi... non, derrière Katniss.

Pour en revenir plus généralement à l'intrigue des Hunger Games, cette histoire de Districts soumis à la volonté d'un Capitole dépendant de ces régions et de leurs produits n'est pas sans rappeler les débuts des Etats-Unis. Rappelez-vous qu'à l'origine, les Etats-Unis n'étaient que des colonies dominées par un pouvoir central européen, principalement par l'empire britannique. Chaque colonie dépendait de cet empire, qui les dirigeait à distance et importait les fruits de leur labeur. Alors que la Nouvelle-Angleterre était tournée vers l'artisanat, le commerce et notamment la pêche, les colonies du Sud étaient agricoles et fournissaient les empires en tabac et céréales, indigo, etc. Vous voyez à présent où je veux en venir ?
La dystopie inventée par Collins fait alors partie d'un perpétuel recommencement, celui du combat pour la liberté et la démocratie, qui a déjà eu lieu des siècles plus tôt.


On sent déjà les prémisses d'un triangle amoureux entre Katniss, Peeta et Gale. Notre coeur balance rapidement entre Gale, le rebelle en colère et déterminé à ne pas être l'esclave du Capitole, et Peeta alias Joli-Coeur, celui qu'on ne peut pas détester. Pour ma part, le caractère de Gale m'a impressionnée autant que celui de Katniss et j'ai été réconfortée par le doux tempérament de Peeta, ce qui n'est pas du luxe étant donné toutes les horreurs, les manipulations et les stratégies qui se tissent dans l'arène. Légèrement agacée -- tout comme Katniss -- par son manque d'énergie et son talent pour faire fuir le gibier, je me suis vite laissée attendrir par les beaux yeux du fils du boulanger. Et contre toute attente, Peeta se révelera un puissant allié pour Katniss, un allié qu'elle se devra de garder auprès d'elle à tout prix.

Hunger Games est un si, si, si bon roman. Les revirements provoqués par les Juges, sadiques et imprévisibles, sont époustoufflants. Leur simple menace plane sur vous comme une main invisible qui vous oppresse constamment la poitrine. Les personnages sont tellements attachants et réalistes que même lorsqu'on referme le livre, ils vous suivent, tels des âmes perdues dans une dimension qui n'est pas la leur. Comme les habitants de Panem entre les mains du Capitole, vous devenez l'esclave de Suzanne Collins, qui vous ensorcèle de par son écriture brillante et son génie d'imagination.

Bonus :
- Hunger Games est une trilogie. Les deuxi opus suivant sont intitulés L'embrasement et La Révolte.
- Site officiel de Suzanne Collins.
- Panem, première source française sur la Saga.

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