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L'amour interdit : Hadès, Alexandra Adornetto

Date de sortie : 5 avril 2012
Editeur : Pocket Jeunesse
Traductrice : Laure Manceau
Public : 13 ans et plus
Pages : 354
Format : broché
Autres titres de la série : Halo et Heaven (à paraître en VO)
L'auteure : goodreads | twitter | facebook
Acheter le livre : Amazon
Présentation de l'éditeur :
Que le Paradis lui vienne en aide ! Bethany Church est un ange, envoyée sur Terre pour garder les forces du Mal à distance. Tomber amoureuse ne faisait pas partie de sa mission, mais le lien entre Beth et son petit ami, Xavier Woods, est maintenant indissoluble. Toutefois, même l’amour de Xavier et l’attention que lui portent ses frères et soeurs archanges, Gabriel et Ivy, ne peuvent empêcher Beth de tomber dans un piège et de finir en Enfer. Le démon, Jake Thorn, négocie sa libération. Mais ce qu’il demande en échange risque bien de la détruire, elle et ceux qu’elle aime.
Les deuxièmes tomes sont souvent fort différents des premiers tomes. Pas ici. Malgré la noirceur de l'Enfer, où se retrouve Bethany au début de Hadès, on retrouve ineluctablement cette ambiance innocente, naïve et fleur bleue manifestement propre à la saga L'amour interdit. Peu de surprises, une intrigue qui peine à décoller, Hadès est le digne successeur de Halo.

Alexandra Adornetto nous fait cette fois-ci découvrir les forces du mal, un peu de changement, pourtant présenté de la même façon que le monde angélique dans Halo. L'adaptation de l'auteure de la mythologie est intéressante, comme toujours, mais mal exploitée, ce qui est vraiment dommage. L'enfer contraste cependant avec l'ingénue Bethany et sa naïveté légendaire avec autant de puissance qu'un oxymore.

Le grand méchant loup de l'histoire, Jake donne du relief à l'histoire et à son monde démoniaque, mais perd de sa crédibilité lorsque Bethany et ses accolytes sont là pour ternir le tableau. On sent une légère évolution du côté de Beth, plus mature et plus réaliste, mais toujours trop naïve et fleur bleue à mon goût. Xavier semble plus déterminé et prêt à protéger son histoire d'amour impossible, en comparaison avec son caractère dans Halo.

Beaucoup de clichés encore dans cet opus. La damoiselle en détresse enlevée par le méchant pour se faire sacrer princesse, le tortionnaire attentionné et délicat, malgré ses sombres plans, et toujours le duo Beth/Xavier aussi tendre et sucré qu'une guimauve. J'ai échappé de peu au coma diabétique en terminant Hadès.

Je reste persuadée d'une chose : si j'avais découvert la saga trois à cinq ans plus tôt, Alexandra Adornetto m'aurait conquise. Malgré les critiques négatives des deux premiers tomes de cette trilogie, je sais que Halo est fait pour les plus jeunes lectrices et lecteurs. Après avoir lu Cassandra Clare, Tabitha Suzuma ou Moira Young, je suis corrompue et immunisée contre les lectures fraîches, simples et toutes douces.

Mes hommages à Pocket Jeunesse et Marie ;)

Notes :

Intrigue  ★★☆☆☆
Héroïne  ★★☆☆☆
Le personnage masculin  ★★☆☆☆
Personnages secondaires  ★★★☆☆
Atmosphère  ★★☆☆☆
Originalité  ★☆☆☆☆
Emotion  ★★☆☆☆
Action  ★★★☆☆
Humour  ★★☆☆☆
Style de l'auteure  ★★☆☆☆
Addictabilité  ★☆☆☆☆

Note globale :





L'amour interdit : Halo, Alexandra Adornetto

Date de sortie : 7 avril 2011
Editeur : Pocket Jeunesse
Traductrice : Laure Manceau
Public : 13 ans et plus
Pages : 319
Format : broché
Autres titres de la série : Hadès et Heaven (à paraître en VO)
L'auteure : goodreads | twitter | facebook
Acheter le livre : Amazon
Présentation de l'éditeur :
Venus Cove est une petite ville tranquille et sans histoire... en apparence. C'est là que trois anges sont envoyés du Paradis : Gabriel, l'archange guerrier ; Ivy, la guérisseuse ; et la jeune Beth. Ils ont pour mission de protéger la ville contre les forces du mal. Se faisant passer pour des humains, ils s'appliquent à dissimuler leur véritable nature et, surtout, leurs superbes ailes. Mais leur secret est menacé lorsque la moins expérimentée et la plus humaine des trois anges, Beth, envoyée au lycée, tombe amoureuse du beau Xavier Woods. Osera-t-elle braver les lois divines en laissant libre cours à son amour ? Pire, les anges découvrent qu'ils ne sont pas la seule présence surnaturelle à Venus Cove : Jake, un nouveau venu, s'intéresse d'un peu trop près à Beth...
D'emblée, parmi les nombreux romans du genre, Halo se distingue par l'âge de sa jeune auteure, Alexandra Adornetto, qui avait 18 ans à sa publication en VO en 2010. J'ai beaucoup entendu parler de cette saga prometteuse écrite par une jeune femme assez précoce et douée dans l'art de manier la plume. Le thème des anges plaît et bat son plein notamment avec Hush, Hush et Le baiser de l'ange, et Halo se faufille rapidement dans les meilleures ventes à sa sortie. A la sortie en VF du deuxième tome, Hadès, je pense qu'il est temps de m'y mettre et de découvrir ce qu'on trouve tant à cette saga.

Au final, même remarques que pour Le baiser de l'ange. Exactement les mêmes remarques. Halo est un roman destiné aux plus jeunes, disons aux moins de 15 ans qui se laisseront émouvoir par des histoires d'amour acidulées et sucrées, comme on dit. J'avais beaucoup d'espérances - contrairement au Baiser de l'ange - et j'ai été vraiment déçue. Les personnages et l'intrigue manquent d'originalité et de profondeur, les dialogues ont trop peu de crédibilité, tout comme les protagonistes. Le lecteur devra jouer le jeu à fond pour se laisser transporter par Halo, et ainsi, pouvoir se laisser attendrir par la naïveté de Bethany et la candeur de cette histoire d'amour impossible.

La mythologie des anges a été exploitée avec sérieux et prudence, un point positif du roman. Alexandra Adornetto sait ce qu'elle veut concernant l'univers créé et on lui doit au moins ça. Malheureusement, le côté fleur bleue étouffe ses efforts et ternit le tableau de ce nouveau monde. Beaucoup d'événements sont prévisibles, les surprises censées être surprenantes ne le sont absolument pas - ce qui peut agacer les lecteurs les plus fins et les plus exigeants - et le rythme de l'intrigue s'essoufle constamment, malgré les tentatives de l'auteur de destabiliser les héros et le lecteur.

Les personnages principaux, Bethany, Xavier, Ivy et Gabriel sont des clichés ambulants, malheureusement. J'aime être surprise, j'aime de nouveaux personnages, et Alexandra Adornetto n'a pas réussi à donner vie à des protagonistes pour ainsi dire vivants. Constamment, de par ces failles, on se rappelle que ce n'est qu'une histoire inventée de toutes pièces et c'est ainsi difficile de se plonger dans Halo.

Je conseille donc Halo à toutes celles et tous ceux qui veulent rêver sans trop en demander. Les plus jeunes à la recherche d'une histoire d'amour fraîche et naïve teintée de mythologie, ou aux plus âgés, qui veulent un retour aux sources de la littérature jeunesse.

Un grand merci à Pocket Jeunesse (et à Marie ^^) pour leur confiance, leur disponibilité et surtout leur patience !
Notes :

Intrigue  ★★☆☆☆
Héroïne  ★★☆☆☆
Le personnage masculin  ★★☆☆☆
Personnages secondaires  ★★★☆☆
Atmosphère  ★★☆☆☆
Originalité  ★☆☆☆☆
Emotion  ★★☆☆☆
Action  ★★★☆☆
Humour  ★★☆☆☆
Style de l'auteure  ★★☆☆☆
Addictabilité  ★☆☆☆☆

Note globale :





Evernight - tome 3, Claudia Gray

Date de sortie : 18 août 2011
Editeur : Pocket Jeunesse
Traductrice : Cécile Chartres
Public : 13 ans et plus
Pages : 330
Format : broché
Autres titres de la série : Tomes 1 à 4 (tome 4 à paraître en VF)
L'auteure : site internet | twitter | facebook
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Présentation de l'éditeur :
Après l'incendie qui a ravagé Evernight, Bianca a trouvé refuge auprès de Lucas au sein de la Croix noire. Mais quand Balthazar est fait prisonnier par cette inquiétante organisation, Bianca n'a plus le choix : Lucas et elle doivent fuir et tenter de refaire leur vie. Bianca avait toujours pensé que leur histoire d'amour résisterait à la mort. Mais la mort n'est peut-être que le commencement. Et s'il existait quelque chose de pire encore ?
Bianca et Lucas se retrouvent enfin, mais le couple est plus menacé que jamais, leur amour mis à l'épreuve par les obstacles qui se succèdent à un rythme agréablement différent des deux tomes précédents. L'intrigue générale de la saga prend son envol et se démarque du style littéraire des romans vampiriques pour la jeunesse. Un point positif pour Evernight, qui m'avait, jusqu'à présent, peu transcendée.

Le troisième tome commence après un cliffhanger assez sympathique. Destructeur, mais très sympathique. Les deux héros doivent se reconstruire dans une nouvelle vie et dans la fuite, une bonne façon de tester leur amour et de savoir si, après les obstacles et leur réunion tant attendue, ils sont effectivement faits l'un pour l'autre. Tous deux ont évolué, loin l'un de l'autre et après les difficultés que chacun a rencontré, nous avons un couple légèrement différent de celui des premiers tomes.

Les questions soulevées par la fin du tome précédents ont des réponses entre les lignes de ce tome 3. Une intrigue plus complexe qui a permis à la saga plus de crédibilité à mes yeux. Chaque tome est meilleur que le précédent, dans un style toujours simple et efficace. Pour une saga que je considère pour la jeunesse, on ne peut exiger un style plus développé, donc je félicite Claudia Gray pour sa plume simple et adaptée à son public.

J'ai eu le plaisir de retrouver ces personnages secondaires que j'apprécie également, et notamment Balthazar. Lucas, de son côté, a remonté dans mon estime en devenant un personnage plus développé, plus crédible et avec plus de profondeur.
En conclusion, sans aucun doute le meilleur tome - jusqu'à présent - de la saga. Un rythme plus soutenu, des personnages plus développés et une ambiance bien restituée et captivante.

Notes :

Intrigue  ★★☆☆☆
Héroïne  ★★★☆☆
Le personnage masculin  ★★★☆☆
Personnages secondaires  ★★★☆☆
Atmosphère  ★★★★☆
Originalité  ★★☆☆☆
Emotion  ★★★☆☆
Action  ★★★★☆
Humour  ★★☆☆☆
Style de l'auteure  ★★★☆☆
Addictabilité  ★★☆☆☆

Note globale :


 




Evernight - Tome 2, Claudia Gray

Date de sortie : 18 août 2011
Editeur : Pocket Jeunesse
Traductrice : Cécile Chartres
Public : 13 ans et plus
Pages : 316
Format : broché
Autres titres de la série : Tomes 1 à 4 (tome 4 à paraître en VF)
L'auteure : site internet | twitter | facebook
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Présentation de l'éditeur :
Sans nouvelles de Lucas depuis six mois, Bianca ne désespère pas. Un jour ils seront de nouveau ensemble, même si elle doit pour cela affronter ses pires ennemis : les tueurs de vampires de la Croix noire. Mais une menace surgit à Evernight Academy: des. forces obscures, puissantes et anciennes, cachent un terrible secret susceptible de bouleverser la vie de Bianca. A moins que le danger ne réside ailleurs. Au sein même de la communauté des vampires... Plus que jamais, il faudra à Bianca du sang-froid et de la détermination pour démêler le vrai du faux, les amis des ennemis.
Un deuxième tome comme on les aime et comme on les sent arriver : les amoureux séparés après des révélations saisissantes, un troisième élement pour former un triangle amoureux, un opus qui sort du lot et centré davantage sur les personnages que sur l'action et malgré tout, un amour à sauver. Sans oublier une fin surprenante !

Difficile de ne pas vous spoiler, mais au début de ce deuxième tome, Bianca et Lucas ne se sont pas vus depuis 6 mois. Des mois pendants lesquels Bianca a pris le temps d'en découvrir davantage sur elle, sur son monde... et sur ses ennemis. Et aussi sur ses alliés, notamment le fameux Balthazar, le troisième élément de ce semblant de triangle amoureux qui -- comme ça arrive souvent -- m'a plus davantage que Lucas. C'est un personnage intéressant, surprenant et attira de par cette aura de mystère qui l'entoure constamment. Et j'aime ça ! ^^

L'ambiance et le monde créés par Claudia Gray se développent, se complexifient à mon plus grand plaisir. Le premier opus laisser présager une trame assez plate et assez semblable aux autres sagas vampiriques. Cependant, ce tome a revu mes espérances à la hausse ! Une fois que l'on ferme les yeux sur les points communs avec les autres sagas (un aspect qui me dérange assez), on se laisse embarquer très facilement dans le monde de Bianca.

Le style d'écriture de Claudia Gray - que j'ai oublié de mentionner dans ma chronique du premier tome - est simple, fluide, efficace. Une lecture facile tant sur le fond que sur la forme. Les personnages récurrents ont également évolué, notamment Bianca, qui s'est fait ses armes et n'est plus la jeune fille qu'on avait rencontré dans le premier tome, effarouchée et mal dans sa peau et dans son univers.

L'intrigue à la Roméo et Juliette et encore plus présente que dans le premier tome. Les Shakespeariens extrémistes ne se laisseront absolument pas convaincre par cette intrigue en filigrane, mais le procédé est intéressant et donne de la couleur à la saga. C'était un pari risqué de la part de l'auteur d'impliquer Shakespeare, mais j'admire la bravoure de Claudia Gray, donc j'adhère.
Merci à Pocket Jeunesse ! ;)

Notes :

Intrigue  ★★☆☆☆
Héroïne  ★★★☆☆
Le personnage masculin  ★★★☆☆
Personnages secondaires  ★★★☆☆
Atmosphère  ★★★★☆
Originalité  ★★☆☆☆
Emotion  ★★★☆☆
Action  ★★★★☆
Humour  ★★☆☆☆
Style de l'auteure  ★★★☆☆
Addictabilité  ★★☆☆☆

Note globale :






Evernight - Tome 1, Claudia Gray

Date de sortie : 3 février 2011
Editeur : Pocket Jeunesse
Traductrice : Cécile Chartres
Public : 13 ans et plus
Pages : 305
Format : broché
Autres titres de la série : Tomes 2 à 4 (tome 4 à paraître en VF)
L'auteure : site internet | twitter | facebook
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Présentation de l'éditeur :
Depuis son arrivée à Evernight Academy, Bianca n'a qu'une envie: fuir. Dans cette école prestigieuse aux allures de manoir gothique, où les élèves sont tous parfaits et prétentieux, Bianca n'est pas à sa place. Pire, elle se sent en danger. Un jour, elle rencontre Lucas. Lui non plus ne correspond pas aux critères d'Evernight. Il est différent, indépendant, et malgré ses airs provocants sa présence la rassure. Rapidement un lien indéfectible se tisse entre eux. Mais la menace persiste. Ici tout n'est qu'apparence et, un à un, des secrets se dévoilent. Lucas serait-il un vampire ?
Evernight n'est pas une saga des plus récentes et des plus connues, mais il n'empêche que c'est un incontournable dans la littérature vampirique. On nous promet une histoire d'amour à la Roméo et Juliette façon vampire, pas mal de publicités à la sortie du premier opus avaient capté mon attention, et l'éditeur, Pocket Jeunesse, s'applique à nous présenter cette saga qui comptera à la fin de l'année quatre tomes en VF.

Le décor est rapidement planté. Dès les premières pages, dès les premiers chapitres, on retrouve le schéma classique -- traditionnel, même -- de la jeune adolescente mal dans sa peau qui fait la connaissance d'un être surnaturel et se découvre petit à petit un passé et un futur aussi surnaturels que Lucas. A mi-chemin entre les sagas Twilight et Comment se débarasser d'un vampire amoureux, Evernight n'est pas une surprise en soi, mais une lecture qui nous ramènera avec plaisir aux prémisses de la littérature vampirique pour la jeunesse.

Rien de transcendant hormis mais le plaisir de se sentir transporté dans un type de lecture qu'on connaît déjà. Les personnages et les événements sont prévisibles, le lecteur sait où il va et ceux qui n'aiment pas se faire "malmener" (pour ne pas mentionner les surprises mitonnées par Cassandra Clare ^^) par un auteur apprécieront cette saga. On se sent à l'aise avec un style et un type de roman auquel on a déjà eu affaire.

Bianca et Lucas sont attachants, car partout où il y a de l'amour, il y a des lecteurs qui fondent. Mais attention à ne pas tomber dans le guimauve et/ou torturé comme les amoureux transits du Baiser d'un Ange, qui avaient réussi à m'ennuyer profondément. Bianca est, comme beaucoup de jeunes filles de son âge (et de ce type de roman), solitaire, mal dans sa peau, mystérieuse et différente. Et Lucas est le garçon qui va tout déclencher, bien entendu. On retrouve également l'aspect "amour interdit" qu'on aime tant et qui peut justifier cette comparaison à Roméo et Juliette.

Le cadre de l'histoire m'a vaguement rappelé Poudlard, mais rapidement, le roman prend des tournants qui bouleversent le cadrent et le rendent plus sombre encore. La magie peut opérer si - et seulement si - le lecteur joue le jeu et se laisse embarquer dans le monde de Bianca et Lucas. Les lecteurs "faciles" (contrairement à moi) ou plus jeunes tomberont sous le charme de ce roman à l'intrigue peu innovatrice mais surprenante quand on gratte sous le papier.

Merci à Pocket Jeunesse ! ;)

Notes :

Intrigue  ★★☆☆☆
Héroïne  ★★★☆☆
Le personnage masculin  ★★★☆☆
Personnages secondaires  ★★★☆☆
Atmosphère  ★★★★☆
Originalité  ★★☆☆☆
Emotion  ★★★☆☆
Action  ★★★★☆
Humour  ★★☆☆☆
Style de l'auteure  ★★★☆☆
Addictabilité  ★★☆☆☆

Note globale :






C'est lundi ! Que lisez-vous ?


C'est lundi ! Que lisez-vous ? est une idée originale du blog américain Book Journey importée en France par Mallou et Galléane. C'est un rendez-vous hebdomadaire qui permet de présenter les livres lus la semaine passée, ceux qu'on est en train de lire et ceux qu'on planifie de lire cette semaine.

Je suis à la traîne en ce moment ! A la fac, le semestre touche à sa fin, j'ai pas mal de boulot et donc moins de temps pour lire.

La semaine dernière je n'ai donc lu qu'un livre et j'ai entamé un autre, qui n'est pas encore terminé.

Hunger Games : le guide officiel du film, Kate Egan

Le best-seller de Suzanne Collins enfin adapté au cinéma ! Pénétrez dans les coulisses d’une production hors-normes, avec des photos du tournage, des croquis préparatoires et des interviews exclusives des acteurs et du réalisateur, Gary Ross. Vous découvrirez les épreuves qu’ont dû subir les acteurs durant les auditions, et l’entraînement qu’il leur a fallu suivre pour incarner leurs personnages. Vous verrez comment les stylistes ont créé les pains spécifiques des habitants de chaque district, ou comment les spécialistes des effets spéciaux ont réalisé les boules de feu. Vous pourrez aussi vous promener dans le district Douze, le centre d’Entraînement, le Capitole…
De l’écriture du scénario à la création des costumes, en passant par le casting et le choix des décors, ce livre vous fera vivre la fabuleuse aventure de la réalisation d’un film époustouflant.
Découvrez (si ce n'est pas encore fait) ma chronique du guide ! Et n'oubliez pas de participer au concours pour le recevoir dans votre boîte à lettres !

Je suis encore et toujours sur It's Not Summer Without You de Jenny Han

Belly avait l’habitude de compter fébrilement les jours avant ses retrouvailles avec Conrad et Jeremiah, dans la maison de la plage. Mais depuis que Susannah, la mère des garçons, est morte, rien n’est plus comme avant. Conrad s’est renfermé sur lui-même et il ignore Belly qu’il a pourtant aimée l’été passé. Quand Jeremiah appelle la jeune fille à l’aide car Conrad a disparu, la jeune fille décide de tout faire pour retrouver celui qui fut son premier amour… Belly et Jeremiah prennent la route vers le seul endroit où Conrad a pu se réfugier : la maison de la plage…
Pour l'instant, tout ce que je peux vous dire, c'est que c'est bien parti. Même s'il y a eu pas mal de bouleversements dans la vie de Belly, on retrouve toujours cette même atmosphère parfumée de soleil !




Cette semaine, j'ai un livre à lire pour le compte du prof de littérature anglaise. Et honnêtement, c'est pas la joie : Chopper de Marc Brandon Read. Je ne vais pas insérer la couverture sur l'article parce qu'elle est vraiment moche et aussi parce qu'elle fait peur. Je vous laisse imaginer à quoi peut ressembler la couverture d'un roman écrit par un serial killer australien...

Donc on reparle de tout ça la semaine prochaine ! :)





Hunger Games : le guide officiel du film, Kate Egan

Date de sortie : 15 mars 2012
Editeur : Pocket Jeunesse
Traducteur : Christophe Rosson
Public : 13 ans et plus
Pages : 158
Format : broché
Acheter le livre : Amazon
Présentation de l'éditeur :
Le best-seller de Suzanne Collins enfin adapté au cinéma ! Pénétrez dans les coulisses d’une production hors-normes, avec des photos du tournage, des croquis préparatoires et des interviews exclusives des acteurs et du réalisateur, Gary Ross. Vous découvrirez les épreuves qu’ont dû subir les acteurs durant les auditions, et l’entraînement qu’il leur a fallu suivre pour incarner leurs personnages. Vous verrez comment les stylistes ont créé les pains spécifiques des habitants de chaque district, ou comment les spécialistes des effets spéciaux ont réalisé les boules de feu. Vous pourrez aussi vous promener dans le district Douze, le centre d’Entraînement, le Capitole… De l’écriture du scénario à la création des costumes, en passant par le casting et le choix des décors, ce livre vous fera vivre la fabuleuse aventure de la réalisation d’un film époustouflant.

On n'échappe plus aux Hunger Games. Tout le monde est spectateur et lecteur. Avec Le guide officiel du film, nous sommes les lecteurs du spectacle qui a débarqué sur nos écrans il y a dix jours de cela. Divisé en six parties qui présentent l'histoire du film de façon chronologique, ce guide est une véritable petite mine d'infos qui, au final, nous fait d'ores et déjà baver en pensant aux bonus qu'on retrouvera sur le DVD.

Ce guide est vraiment un must-have pour les fans de Hunger Games. Une petite merveille truffée d'anecdotes qui plairont aux fans avides de détails en tous genre, qui pourrait également intéresser les fans de cinéma qui aiment découvrir les secrets de production d'un bon blockbuster. Né des connaissances, de la passion et du talent de l'éditrice de la saga, Kate Egan, ce livre est relativement facile et rapide à lire, sans vocabulaire technique à vous arracher les cheveux, ni détails inutiles qui pourraient alourdir l'esprit du guide.

Déçue par les adaptations cinématographiques de mes sagas préférées, j'avais toujours l'impression que les réalisateurs, producteurs et cie ne parvenaient jamais à capter l'essence de l'histoire qu'il portaient à l'écran aussi bien que les fans pourraient le faire. Avec ce guide, j'ai réalisé que j'avais tort. Gary Ross et son équipe sont de vrais passionnés, maîtres du détail et attentifs aux désirs des fans. Ici, ce n'est pas une vision de l'histoire adaptée sur grand écran par un quelconque réalisateur, mais le challenge que s'est lancé Ross de trouver l'adaptation la plus juste. Ce guide porte l'essence même de ce défi.

Ce fut un réel plaisir de découvrir sur papier les coulisses de ce film événement qui fait rager de nombreux fans de Harry Potter et de Twilight. Les gens ont de drôles de réactions, souvent. Je pense que sont les médias avec leur "Hunger Games prend la relève de Harry Potter et Twilight" ou "Hunger Games, l'après-Twilight". Enfin, quoiqu'il en soit, ce guide m'a mis l'eau à la bouche et j'attends déjà la sortie prochaine et lointaine du DVD pour découvrir les coulisses en vidéo.

Merci à Pocket Jeunesse et à Marie et son énergie !

P.S. : je vous offre le guide. Pour tenter de le remporter, c'est par ici !

Note globale :

L'avis des partenaires : 

La bibliothèque de Lilie : "Je suis absolument conquise par ce guide"






Cinq jours par mois dans la peau d'un garçon, Lauren McLaughlin

Date de sortie : 20 août 2009
Editeur : Pocket Jeunesse
Traductrice : Sidonie Mezaize
Public : 13 ans et plus
Pages : 319
Format : broché
Autres titres de la série : (Re)cycler (paru le 1er août 2009 chez  Random House Books for Young Readers)
L'auteure :  site internet | twitter | facebook
Acheter le livre : Amazon
Présentation de l'éditeur :
Pas facile pour la douce et gentille Jill de cohabiter avec un garçon incontrôlable. Sans compter qu'elle ne doit parler à personne d'autre que Jack de son étrange condition. En effet, chaque mois, juste avant ses règles, Jill se transforme en Jack, qui prend alors la relève de sa vie durant cinq jours, 100% mec ! Seuls ses parents sont au courant et multiplient les stratagèmes les plus fous afin de cacher au monde l'existence de Jack. Mais l'adolescent déchaîné a des envies de liberté, et il est bien déterminé à ne rater aucune expérience. Pour Jill, la course contre la montre et les hormones a commencé !

Quelle bonne surprise ! Une vraie, vraie surprise ! Ce roman, malheureusement trop peu mis en valeur dans les librairies et les médias, est une véritable petite merveille ! J'ai toujours été assez difficile à convaincre avec des romans de ce genre où l'on est censé rire du début à la fin avec des héros bourrés d'hormones, maladroits mais attachants. Croyez-moi, je suis une dure à cuire avec ces romans et je suis toujours impitoyable.
J'ai absolument adoré Cinq jours par mois dans la vie d'un garçon ! Je l'ai lu en une soirée et une matinée et sa fraîcheur, sa spontanéité et son authenticité m'ont vraiment emballée à chaque page.

Le sujet est original et problématique : cinq jours par mois, Jill se retrouve dans la peau de son alter-ego masculin, Jack. Mais au fil des années (au plutôt au fil de leur puberté), Jack prend le dessus sur Jill comme Hyde finit par dominer Jekyll dans le roman de Stevenson. Il devient aussi indépendant que la jeune fille et sa soif de liberté, dominée par la testostérone, va donner à Jill et ses parents du pain sur la planche ! Car il est hors de question que le secret de Jill ne soit révélé au grand jour et tous les moyens sont bons pour protéger son hermaphrodisme cyclique (comme on dit, l'Enfer est pavé de bonnes intentions, n'est-ce pas ?).

Les personnages ont tous une personnalité riche et qui trouve facilement sa place dans l'intrigue et le monde de Jill. Jill et Jack, les narrateurs de ce roman à deux voix, se confient au lecteur sans hypocrisie ni tabous et partagent les rêves et les craintes qui les animent sans faire d'impasse. J'ai beaucoup apprecié cette sincérité de la part de l'auteur et de ses personnages. Cette confiance personnage / lecteur donne vie à un réalisme déconcertant, de même que les réactions des personnages en fonction de telle ou telle situation. Lauren McLaughlin a su respecter la psychologie de ses personnages et leur accorder la liberté nécessaire pour nous embarquer sans résistance dans le monde de Jill.

Les thème de la sexualité et du genre sont les fondations de ce roman. Qui est Jill ? Qui est Jack ? Jack est-il la manifestation du côté masculin de Jill ? Ou Jack est-il tout simplement l'alter ego masculin de Jill ? Les orientations sexuelles sont également au coeur de l'intrigue, avec quelques rebondissements assez saisissants que je n'avais pour le moins pas vu arriver. Ces sujets sont intéressants dans la mesure où le (jeune) public visé peut trouver des réponses à ses questions et banaliser l'homosexualité ou la bisexualité et insérer le phénomène de l'hermaphrodisme.

J'ai hâte de diminuer ma PAL pour pouvoir lire la suite en VO, (Re)cycler ! Cinq jours par mois dans la peau d'un garçon est une pépite d'or dénichée dans la mine de la littérature jeunesse ! Pétillant, unique et véritable, ce roman vous arrachera des larmes de rire et d'émotion. Merci à Lauren McLaughlin et à Pocket Jeunesse !

Notes :

Intrigue  ★★★★☆
Héroïne  ★★★★☆
Le personnage masculin  ★★★★☆
Personnages secondaires  ★★★★☆
Atmosphère  ★★★★☆
Originalité  ★★★★★
Emotion  ★★★★☆
Action  ★★★★★
Humour  ★★★★★
Style de l'auteure  ★★★☆☆
Addictabilité  ★★★☆☆

Note globale :




Starcrossed, Josephine Angelini

Date de sortie : 2 février 2012
Editeur : Pocket Jeunesse
Traducteur : Marie Laymarie
Public : 13 ans et plus
Pages : 430
Format : broché
Autres titres de la série : Dreamless (sortie le 29 mai 2012 chez HarperTeen)
L'auteure : site internet | Twitter | Facebook | Goodreads
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Présentation de l'éditeur :
Helen Hamilton mène une vie tranquille avec son père sur la petite île de Nantucket, près de Boston… jusqu’au jour où la famille Delos s’y installe. Et l’existence d’Helen bascule. De violents cauchemars la hantent chaque nuit, elle se voit errant dans le désert et à son réveil, ses draps sont couverts de sable et de poussière. Au lycée, elle est victime de terrifiantes hallucinations et croit voir trois femmes pleurant des larmes de sang…
Attirée par le beau Lucas Delos, Helen comprend que leurs deux familles sont marquées depuis la nuit des temps par une terrible légende. Helen et Lucas ne sont autres que les réincarnations d’Hélène et de Paris, les héros maudits de la Guerre de Troie. Refusant de rejouer la tragédie de leurs ancêtres, les deux amoureux tentent de se fuir, mais la force de leur amour est trop puissante…

J'ai d'emblée été attirée par la belle couverture de Starcrossed, qui nous promettait sans aucun doute mystères, mythologie, amour interdit et dilemne. Promesse tenue ! Quelques papillons dans le ventre, le souffle coupé à certains moments, un livre lu en 2 jours... le compte y est.

L'originalité de ce roman réside bien entendu dans la mythologie grecque réinventée au goût du jour. Cette bonne surprise nous tient en haleine jusqu'au bout. Connaissant certains mythes grecques, la cruauté de certains et l'ineluctabilité d'autres, je m'attendais au pire. J'ai quelque peu grimacé vers la fin au moment d'une certaine révélation qui m'a fait penser à une autre série qui m'est très chère mais dont je tairai le nom pour ne pas vous spoiler.

L'atmosphère de Nantucket est absolument charmante et c'est un des points du roman que j'ai le plus apprecié avec son originalité. L'auteure, dans son style agréablement simple, a su sans difficultés me plonger dans l'ambiance chaleureuse et pittoresque de l'île. Je me sentais à l'aise dans ce livre, comme on se sent à l'aise dans une paire de chaussures.

L'héroïne, Hélène, nous mène dans l'intrigue sans la tâcher comme certaines héroïnes YA ont la fâcheuse tendance de faire (pour ne pas mentionner Nora Grey dans Hush, Hush ^^). C'est une jeune femme simple, attachante et forte dans le combat qu'elle mène contre son destin. Comme tout être humain, Hélène a ses failles, mais ce sont de belles failles. Le personnage masculin, Lucas, manque quelque peu de relief, mais le mystère qui rôde autour de lui vous envoie de temps à autre une floppée de papillons dans le ventre, donc il passe le test avec succès :)

Je suis très curieuse de découvrir la suite, Dreamless, que je lirai fort probablement avant sa sortie en France. Et pour l'histoire, le livre m'a donné une envie de yaourts à la grecque. La magie a donc bien pris.

Merci à Pocket Jeunesse et à Marie pour ce roman du tonnerre (sans mauvais jeu de mots).

Notes :

Intrigue  ★★★☆☆
Héroïne  ★★★☆☆
Le personnage masculin  ★★★☆☆
Personnages secondaires  ★★★☆☆
Atmosphère  ★★★★☆
Originalité  ★★★★★
Emotion  ★★★☆☆
Action  ★★★☆☆
Humour  ★★☆☆☆
Style de l'auteure  ★★★☆☆
Addictabilité  ★★☆☆☆

Note globale :

~ Critique ~
Devil's kiss

Devil's kiss, Sarwat Chadda ★★★☆☆

Éditeur : Pocket Jeunesse
Collection : Pocket Jeunesse
Première parution : 3 novembre 2011
Traductrice : Laure Manceau

Présentation de l'éditeur : Un ange déchu. Une héroïne sans reproche. Un baiser démoniaque. A quinze ans, Billie est loin d'être une adolescente comme les autres, et encore moins une bonne élève. Elle s'endort en classe, sèche les cours, oublie ses devoirs. Elle a des airs de garçon manqué, avec ses cernes, ses bleus, ses cicatrices. Des amis, elle n'en a quasiment pas. Billie est chevalier de l'ordre des Templiers. Sa mission : tuer les démons et les anges déchus. Alors, quand elle rencontre le charmant Mike, son désir de liberté se réveille... Mais elle devra faire un sacrifice qu'aucun autre Templier n'a accompli avant elle....
Une aventure extraordinaire qui changera leur vie à jamais....

Mon avis : Devil's kiss et moi, ça n'a pas commencé dans ma boîte aux lettres. Ça a commencé sur les étalages des librairies. Sans être vraiment attirée par l'histoire que racontait la quatrième de couverture, à chaque fois, c'était la même chose, je ne pouvais m'empêcher de me détourner de ce roman et du charisme du livre en lui-même. C'était un magnétisme curieux qui me poussait à prendre le bouquin et le retourner entre mes mains, sans l'ouvrir, juste pour le regarder sous tous les angles. Une fois que j'ai enfin eu l'occasion de l'ouvrir pour le lire, même histoire.

Il y a pas mal d'innovations par rapport au genre de ce roman. Certains aspects, plutôt sombres pour un livre jeunesse, nous plongent dans une atmosphère où les ténèbres, la religion et des créatures mythiques coexistent. Au rythme des aventures de Billie, on ne perd pas de temps avec une introduction qui ralentit le décollage de l'intrigue. Beaucoup de baffes, de l'adrénaline, du surnaturel. Un cocktail détonnant !

J'ai été touchée par la relation difficile que vit Billie avec son père. Un peu cliché sur les bords, mais vraiment bien racontée, l'histoire du père et de sa fille donne un relief primordial au roman. L'héroïne vit dans un monde d'hommes dans lequel elle peine à se trouver une place. Si je n'avais pas eu l'habitude des pères froids et indifférents, j'aurais ressenti des émotions encore plus fortes. Nous avons encore une adolescente avec une vie et des choix difficiles. Heureusement avec quelques bonnes petites surprises glissées dans l'intrigue, j'ai réussi à fermer les yeux sur ce cliché.

La plume de Sarwat Chadda est simple, fluide et agréable. Un style un peu plus élaboré aurait été apprécié, mais peut-être qu'avec une écriture plus "brute de décoffrage", les mots et l'actions s'associent pour mieux nous faire vivre l'histoire. + 1 pour l'intrigue qui sort du lot et apporte un souffle nouveau au young adult. Il manque quelques infos supplémentaires sur les Templiers, j'espère donc que l'auteure a prévu un tome 2 avec des réponses à nos questions.

Pour conclure, trois étoiles sur cinq pour un livre original, qui bouge et nous fait voyager. Des personnages à la personnalité un peu superficielle, qui, face aux épreuves de leur vie et de leur monde, nous feront peut-être quelques surprises. Dommage qu'en lisant Devil's kiss, on ne puisse pas dépenser autant de calories que Billie.

Merci à Pocket Jeunesse pour ce roman du tonnerre !

~ Critique ~
Le prince de la brume

Le prince de la brume, Carlos Ruiz Zafón ★★★☆☆

Éditeur : Pocket Jeunesse
Série : hors collection
Première parution : 3 novembre 2011
Traducteur : François Maspero

Présentation de l'éditeur : 1943. Pour fuir la guerre, la famille Carver s'installe dans un village perdu sur la côte. Mais, à peine franchie la porte de la maison, des événements étranges se produisent... Avec leur nouvel ami Roland, Alicia et Max Carver vont peu à peu percer les secrets de la vieille demeure et apprendre l'existence d'un certain Caïn, surnommé le Prince de la Brume. Un personnage diabolique revenu s'acquitter d'une dette très ancienne... Voilà les trois enfants lancés à la découverte d'épaves mystérieuses, de statuettes enchantées, de gamins ensorcelés...
Une aventure extraordinaire qui changera leur vie à jamais....

Mon avis : Mes vilains préjugés m'ont encore joué un tour. Je croyais avoir besoin d'un type de livre particulier. Je croyais connaître mes goûts en littérature jeunesse. Toujours sous le charme du YA Américain, j'avais l'impression que le roman d'un auteur espagnol, ça n'allait pas le faire. En reçevant Le prince de la brume, j'ai grimaçé. Après la surprise Mortilège, j'ai encore eu la preuve avec cette oeuvre de Carlos Luis Zafón, qu'on ne peut pas juger un livre par sa couverture. Ou son auteur. Ou même la quatrième de couverture.

De la simplicité et un réel retour en enfance. Je n'aurais jamais crû tomber sur un livre qui restituerait aussi bien les émotions et les aventures de l'enfance voire pré-adolescence. J'ai été profondément marquée par ces sensations lorsque j'ai parcouru les lignes du roman. Les paysages, les odeurs, les saveurs, tout y était. Le style de cet auteur est fluide, rythmé, précis sans être lourd. L'efficacité de sa plume réside dans sa capacité à poser des descriptions composées de mots bien trouvés, qui se complètent si bien qu'on ne pourrait trouver un autre moyen de décrire les choses de façon aussi juste.

Les personnages sont attachants de par les aventures qu'ils vivent. Je ne miserais pas beaucoup sur eux en dehors de l'intrigue et de la sphère fantastique. Ils ont des personnalités un peu "cliché" comme dans la saga Gone de Michael Grant, mais plus je lis, plus je réalise qu'on retrouve cette caractéristique dans beaucoup de livres, ce n'est donc peut-être pas un point négatif du roman, après tout. L'intrigue, quant à elle, est à mes yeux déçevante. Elle manque de relief, la fin est assez contrariante, et quelques longueurs se sont faites sentir.

J'ai un peu pédalé dans la choucroute niveau espace spacial. Pour certains, ce n'est qu'un détail, mais pour moi c'est important. J'aime savoir dans quel cadre on se trouve lorsqu'on lit un roman, spacial ou temporel. A plusieurs reprises, j'ai dû interrompre ma lecture pour réfléchir ou revenir quelques pages en arrière pour trouver un indice.

Trois étoiles sur cinq, parce que j'ai adoré refaire des balades à vélo (et sans effort !). Ca aurait été faire preuve de mauvaise foi que de mettre une moins bonne note. Je n'aurais jamais acheté le livre, mais si je ne l'avais pas lu, je l'aurais regretté. Car même si niveau intrigue, c'est pas la joie, j'ai ressenti des choses. Et c'est ça, le principal.

~ Critique ~
Mortilège

Mortilège, Blake Charlton ★★☆☆☆

Éditeur : Fleuve Noir
Collection : Territoires
Première parution : 6 octobre 2011
Traducteur : Thierry Arson

Présentation de l'éditeur : A 25 ans, Nicodème est apprenti dans une prestigieuse académie de magie. Son maître, Shannon, un puissant mage linguiste, lui enseigne l'art délicat de lancer et de contrôler des sorts grâce à l'écriture. Mais hélas, Nicodème a un handicap de taille : il est dyslexique ! Lorsqu'un démon vient décimer les magiciens de l'académie, Shannon et son élève font l'objet d'une enquête. La cacographie de Nicodème provoque parfois d'étranges phénomènes et suscite la colère et les soupçons de sa hiérarchie...

Mon avis : Lorsque les éditions Pocket m'ont gracieusement fait parvenir Mortilège, j'ai tout d'abord été "gênée" par la couverture. Je suis assez exigeante et injuste lorsque je découvre un nouveau livre, je le sais, c'est mal. Comme le dit l'adage anglais, on ne juge pas un livre par sa couverture, j'ai donc ouvert le roman et me suis concentrée sur ce qu'il y avait à l'intérieur. Je m'empêche de penser à Harry Potter. Et je me focalise sur ce que Blake Charlton a à nous dire.

Tout comme Tolkien ou Grant (que j'ai découvert dernièrement), Charlton a bien fait les choses dans les moindres détails. Le monde de Nicodème est innovant, créé par un esprit fin et perfectionniste et plusieurs mythes auquel on peut avoir affaire dans plusieurs sagas différentes, se réunissent de façon surprenante. La plume de l'auteure est agréable, fluide et nous conduit peu à peu dans les fins-fonds de l'intrigue. Malheureusement, le lecteur se laisse peut-être trop guider à l'aveugle et se heurte aux barrières du "vocabulaire technique". J'ai été souvent distraite voire interrompue dans ma lecture par ces nouveaux mots. Dommage.

J'ai beaucoup apprécié ce thème abordé du handicap, la dyslexie. Même s'il est transposé dans un monde fantastique inventé de toutes pièces, cette histoire aide les plus jeunes lecteurs à mieux comprendre ou mieux vivre la cacographie. J'ai été touchée par ce personnage qui apprend à vivre avec cette petite faille dans son monde de sortilèges. C'était assez risqué de la part de l'auteur d'ajouter cette note plus sérieuse, plus grave, au fantastique, mais la mayonnaise prend plutôt bien. Et pour quelqu'un qui, à l'époque de sa lecture, a vu Le discours d'un roi avec George VI et son bégaiement, j'ai été d'autant plus touchée.

Deux étoiles sur cinq au final, pour un livre vraiment intéressant et divertissant, mais qui, comme le disent les éditeurs dans leurs lettres de refus, ne "correspond pas à ma ligne critique". Je conseillerais plutôt Mortilège à celles et ceux qui souffrent d'une déprime post-Harry Potterienne et veulent leur dose de magie, ou aux plus jeune, qui n'ont pas encore l'âge de se languir de dystopies et d'histoires d'amours impossibles.

Mes hommages aux éditions Pocket pour cet ouvrage magique !

~ Critique ~
Gone - La faim

Gone - La faim, Michael Grant ★★★☆☆

Éditeur : Pocket
Collection : Pocket Jeunesse
Première parution : 4 mars 2010
Traductrice : Julie Lafon

Présentation de l'éditeur : Cela fait trois mois que les enfants de la petite ville californienne de Perdido Beach sont piégés dans une bulle qu'ils ont baptisée la Zone. Trois mois que tous les habitants de plus de 15 ans ont disparu. La nourriture commence à manquer, la famine s'annonce et personne n'a de solution. Bientôt des dissensions éclatent entre les " mutants ", qui développent des pouvoirs surnaturels, et les " normaux ". Le chaos s'installe en ville. Sans compter qu'un danger bien plus terrible menace les habitants de la Zone. L'Ombre, une créature inquiétante terrée dans les collines, appelle ses serviteurs. Elle s'est réveillée. Et elle a faim.

Mon avis : Je n'avais pas été franchement transcendée par le tome un, même si la lecture m'avait été assez agréable. Ce deuxième tome, à l'intrigue tout aussi prévisible que le premier, m'a fait le même effet que son prédescesseur. J'ai aimé, mais il y a un "mais". Et je pense avoir mis le doigt sur ce qui ne me va pas : c'est un monde d'enfants. Et pour une maniaque de l'ordre comme moi, l'anarchie est mon pire cauchemar.

Michael Grant nous livre un nouvel opus avec une touche d'action en moins, mais un peu plus de réflexion quand on tire les leçons des aventures de Sam et companie.  L'intrigue s'étoffe, se complexifie à la fois, et nous laisse découvrir la face cachée de l'iceberg. Une face bien plus fantastique que je m'y attendais. L'évolution de la société que les personnages tentent de construire m'a intriguée et je pense que Michael Grant a écrit les choses telles qu'elles se passeraient si une telle chose se produirait dans la réalité.

Depuis le premier tome, j'ai appris à me concentrer sur les points forts de cette série : le style d'écriture, simple mais efficace, et la richesse des détails de ce monde. J'ai eu beaucoup de mal à me rapprocher ou m'attacher aux personnages qui sont, comme je l'avais dit dans ma critique du tome un, des clichés ambulants. Les relations entre certains d'entre eux sont intéressantes, cependant, et on ne peut s'empêcher d'imaginer ce qu'on aurait fait à la place de Astrid ou Albert.

Trois sur cinq toujours pour Michael Grant et sa série Gone. J'ai compris à la fin de ce roman que je le conseillerais plus aux fans d'Harry Potter ou d'A la croisée des mondes de Philip Pullman. Les derniers lecteurs et lectrices innocents qui n'ont pas été corrompus par les Herondale, les Fuentes, les Cullen et companie.

Merci à Pocket Jeunesse et Maud !

~ Critique ~
Gone

Gone, Michael Grant ★★★☆☆

Éditeur : Pocket
Collection : Pocket Jeunesse
Première parution : 7 mai 2009
Traductrice : Julie Lafon

Présentation de l'éditeur : Imaginez. En plein cours d'histoire, ils sont en train de prendre des notes quand tout à coup... plus de professeur ! Affolés, ils sortent de classe et se rendent compte qu'il n'y a plus aucun adulte. Comme s'ils s'étaient évaporés. En fait, tous les êtres humains de plus de 15 ans ont disparu. Plus incroyable encore, ceux qui restent développent des super-pouvoirs mais ils ne parviennent pas encore à les maîtriser.Cette aventure extraordinaire est arrivée à Sam, 14 ans, et à tous les enfants de la petite ville californienne de Perdido. Passé la première période d'euphorie, les enfants doivent maintenant s'organiser pour survivre. Qui va s'occuper des bébés et des malades ? Comment trouver de la nourriture ? Autant de questions vitales à résoudre en urgence ! Sam devient malgré lui l'un des responsables de l'organisation mais, bien vite, il va devoir affronter d'autres chefs de bandes, aux idées beaucoup plus sombres.

Mon avis : Dès que j'ai entendu parler de Gone et du monde sans adultes créé par Michael Grant, j'ai aussitôt... flippé. J'avais dernièrement lu Le jardin de ciment de Ian McEwan dans lequel justement des enfants se retrouvaient livrés à eux-mêmes. Et dans ce roman-là, les choses avaient franchement, mais alors franchement, dérapé. Dieu merci, l'auteur de Gone nous plonge dans une aventure bien plus palpitante et bien moins dérangeante.

C'est toujours déstabilisant de se retrouver dans le feu de l'action dès les premières pages, mais j'ai appris à m'y habituer et au moins, on ne piétine pas. Le roman commence alors que les adultes disparaissent et le groupe que nous allons suivre tout au long se laisse vite emporter dans l'intrigue que Grant leur réserve. C'est un groupe d'adolescents assez cliché, il faut le reconnaître, car chacun a un trait de caractère propre qui contre-balance avec celui des autres. C'est un groupe qui se complète, avec ses divergences et les leçons que tous peuvent tirer au contact les uns des autres.

Certains détails m'ont dérangée, mais il faut jouer le jeu pour en venir à bout de cet intimidant pavé. Et quand on joue le jeu, ça marche ! Malgré quelques lenteurs à certains moments, l'action est omniprésente, l'atmosphère dans lequel les personnages évoluent est mystérieuse, inquiétante et plutôt violente pour un "monde d'enfants". On se laisse emporter par quelques émotions par ci par là, mais j'aurais aimé que la flamme prenne un peu plus.

Trois étoiles sur cinq pour Gone. Pourquoi ? C'est cruel, je sais, mais ma dernière lecture est Clockwork Prince de Cassandra Clare. C'est comme un enseignant qui corrige des copies. Il suffit qu'une copie assez bonne tombe après une excellente copie pour qu'il se retrouve avec une note moins terrible que ce qu'il méritait. C'est exactement la même chose xD

Un grand merci à Pocket Jeunesse et Maud !

~ Critique ~
Hunger Games : La révolte

Hunger Games : La révolte, Suzanne Collins ★★★★★


Éditeur : Pocket
Éditions : Pocket Jeunesse
Première parution : 5 mai 2011
Traducteur : Guillaume Fournier

Présentation de l'éditeur : Contre toute attente, Katniss a survécu une seconde fois aux Hunger Games. Mais le Capitole crie vengeance. Katniss doit payer les humiliations qu'elle lui a fait subir. Et le président Snow a été très clair: Katniss n'est pas la seule à risquer sa vie. Sa famille, ses amis et tous les anciens habitants du district Douze sont visés par la colère sanglante du pouvoir. Pour sauver les siens, Katniss doit redevenir le geai moqueur, le symbole de la rébellion. Quel que soit le prix à payer.

Mon avis : Ça y est. Plus de journées à chasser le gibier avec Katniss et Gale. Plus de cookies préparés par Peeta. Plus de séances de préparation avec Cinna, Portia, Octavia et Flavius. Plus de Jeux. Les Hunger Games, c'est bel et bien fini. Et, oh mon Dieu, ce dernier tome est pour la plupart responsable de ce vide que je ressens depuis que j'ai bouclé la saga. Je ne trouverai jamais les mots qui pourraient expliquer à quel point l'histoire de Katniss m'a bouleversée.

À l'image de fils de soie qui forment une toile d'araignée, Suzanne Collins a tissé La révolte non pas avec de la soie, mais avec de la loyauté, de l'amitié, de l'amour, de la solidarité, mais aussi avec de la colère, de la soif de pouvoir, de la corruption et de la trahison. Jamais je n'aurais cru que la révolte des habitants de Panem contre le Capitole aurait une telle ampleur. Plus vraisemblablement, je ne m'attendais pas à un tel mouvement de résistance, mené par une Katniss meurtrie, agrie, et affligée par les souvenirs des précédents Jeux et la prise en otage de Peeta (qui subit seul Dieu sait quoi) par le Capitole.

Katniss a vraiment changé dans ce dernier opus. Elle n'est plus qu'une coquille vide qui n'a plus la force que de se battre dans l'espoir de sauver ce qui lui reste. Plus rien ne compte pour elle à part sauver sa famille, ses amis, Gale et Peeta. Même si elle m'a fait énormément de peine -- surtout à la toute fin -- le talent de Suzanne Collins pour insuffler un réalisme saisissant dans ses romans l'a naturellement transformée en cette jeune femme terrorisée et véritablement traumatisée. Gale reste ce qu'il est, enfin libre de laisser s'exprimer sa nature rebelle qui l'anime depuis qu'il est conscient des horreurs que le Capitole inflige aux Districts depuis plus de soixante-dix ans.

La résistance contre le Capitole, il faut le reconnaître, s'éternise un peu. Quelques longueurs alourdissent légèrement le rythme du roman, mais elles sont indispensables pour marquer l'impatience et l'inquiétude qui rongent Katniss et les autres rebelles, ainsi que l'importance d'être prudent et minutieux dans un tel soulèvement. Le final est époustoufflant et surpasse de loin mes attentes. Quelques surprises audacieuses de la part de Collins -- et de Katniss -- qui pousse le bouchon plus loin que je ne l'aurais crû.

La saga Hunger Games m'aura fait remettre beaucoup de choses en question. Cette trilogie m'a vraiment bouleversée et aujourd'hui encore, alors que je la lis à Ben (mon fiancé et fils de boulanger -- oui, je sais, c'est la classe, les coïncidences de ce genre), je la redécouvre et j'en tire de nouvelles leçons. Et j'aime encore plus le garçons aux pains.

~ Critique ~
Hunger Games : L'embrasement

Hunger Games : L'embrasement, Suzanne Collins ★★★★★


Éditeur : Pocket
Éditions : Pocket Jeunesse
Première parution : 6 mai 2010
Traducteur : Guillaume Fournier

Présentation de l'éditeur : Après le succès des derniers Hunger Games, le peuple de Panem est impatient de retrouver Katniss et Peeta pour la Tournée de la victoire. Mais pour Katniss, il s'agit surtout d'une tournée de la dernière chance. Celle qui a osé défier le Capitole est devenue le symbole d'une rébellion qui pourrait bien embraser Panem. Si elle échoue à ramener le calme dans les districts, le président Snow n'hésitera pas à noyer dans le sang le feu de la révolte. A l'aube des Jeux de l'Expiation, le piège du Capitole se referme sur Katniss...


Mon avis : Même si j'ai terminé la saga Hunger Games il y a plus d'un mois déjà, j'avais besoin de souffler, de me remettre de mes émotions, avant de vous en parler davantage. Seulement, je ne m'en suis pas encore remise. Ça peut paraître idiot -- surtout pour ceux qui ne se sont pas encore plongés dans cette saga -- mais je suis toujours hantée par les Jeux de la Faim. C'est incroyable. Et le deuxième opus, L'embrasement, est plus fort encore que le premier. Difficile à croire mais tellement vrai. Disons que j'ai l'impression d'avoir lu le tome un en puissance dix. Tout est tellement plus intense, le sort de Katniss (et Peeta) tourne officiellement à la tragédie et l'horreur fait partie du quotidien des personnages, que ce soit dans le Douze ou dans l'Arène.

Ce qui est propre au tome pilier de la saga, c'est qu'il nous révèle la terreur que le président Snow fait régner sur Panem et dans les coeurs de nos héros, une terreur omniprésente dans les lignes du roman. Le chantage, la peur, la douleur, le doute, mais aussi l'amour tiennent les entrailles de Katniss. Elle ne sait plus qui fait partie de ses priorités, sa famille, Peeta, Gale, Haymitch et les habitants de son district, qui payent tous le prix de sa tentative de suicide avec Peeta, dans l'Arène, qui pourrait bien se méprendre à un geste de rébellion. Peeta et Katniss, dans leur jeu de rôles des amants maudits du Douze, se retrouvent les arroseurs arrosés lorsque Snow décide d'un peu trop bien de marcher dans leur combine.
J'ai retrouvé les personnages de Hunger Games avec un immense plaisir et beaucoup de réticence quant à leur sort. Katniss, fidèle à elle-même, ne m'a pas déçue une seule seconde et affronte le Capitole et les choix cruciaux auxquels elle se heurte tout au long du roman. Il me semblait difficile, à la fin du premier tome, d'aimer encore plus Peeta. Eh bien c'est possible ! Blessé lui aussi par les traumatismes infligés par les Jeux, il reste cependant aussi fort et courageux que Katniss -- à sa manière. Nous faisons davantage la connaissance de Gale et au final, je lui en ai voulu de tenter de faire de l'ombre à Peeta dans le coeur de Katniss.

Le lecteur et Katniss vont de surprise en surprise, dans L'embrasement. Des surprises que leur réservent le sort, le président Snow, les Juges des Jeux et même notre cher Peeta, décidément très fort en la matière. Ces événements à vous couper le souffle donnent une profondeur incroyable au caractère des personnages même ceux qui jouent un rôle moindre dans l'intrigue. Comme pour le premier opus, impossible de le reposer. Impossible. Comment un simple livre peut-il ainsi nous mener par le bout du nez comme le président Snow avec Katniss ? Incroyable.

~ Critique ~
La cité des ténèbres : Le miroir mortel



La cité des ténèbres : Le miroir mortel, Cassandra Clare  ★★★★★


Éditeur : Pocket Jeunesse
Collection : Pocket Jeunesse
Première parution : 6 mai 2010
Traductrice : Julie Lafon


Présentation de l'éditeur : La lutte entre le bien et le mal se poursuit. Valentin rassemble son armée pour éradiquer la lignée des Chasseurs d'Ombres. Clary se rend dans la Cité de Verre afin de sauver sa mère et découvrir son passé. S'introduire dans la Cité sans l'autorisation de l'Enclave n'est pas sans danger... Au cours de sa quête, Clary rencontre Sébastien, un garçon énigmatique. Avec lui, elle comprend que le seul moyen d'arrêter la fureur de Valentin est de former une alliance entre Chasseurs d'Ombres et Créatures Obscures. Comment conclure une telle union ? Clary saura-t-elle maîtriser ses nouveaux pouvoirs à temps pour cet ultime affrontement?

Mon avis : Lorsque sur mon profil Goodreads, le statut du Miroir mortel est passé de "to-read" à "currently reading", en plus de m'encourager pour ma lecture, on m'a appris que ce tome était de loin le préféré de la plupart de ceux qui lisaient la saga de la Cité des ténèbres. Et j'ai rapidement compris pourquoi. Le Miroir mortel nous laisse, Clary et le lecteur, découvrir l'autre hémisphère du monde créé par Cassie Clare. Et il s'avère que ce séjour a Idris a dépassé de loin mes espérances.

Tome pilier de la saga de la Cité des ténèbres, le Miroir mortel ouvre enfin une fenêtre sur Idris, le monde des Chasseurs d'ombres. Nous ne découvrons plus ce monde à travers les yeux et les jugements de Jace, Isabelle ou Alec, mais à travers les yeux de Clary, qui se posent pour la première fois sur ces collines verdoyantes baignées de soleil, où les Chasseurs d'ombres vivent dans une atmosphère paisible sans créatures obscures.

Nous faisons la connaissance de quelques nouveaux personnages, dont Sebastien Verlac et Aline Penhallow. J'ai eu un véritable coup de foudre pour ce très cher Sebastien et j'ai adoré ses brèves apparitions du début à la fin du roman. J'insiste sur la fin car c'est vraiment à la fin que je l'ai aimé le plus. Tout comme la plupart des personnages créés par la plume de Cassie Clare, c'est dans l'adversité que Sebastien se révéle tel qu'il est et oh, j'ai adoré ce qu'il nous a laissé voir. Dans une oeuvre littéraire comme cinématographique, les personnages de cette nature ont une grande importance à mes yeux et c'est la première fois qu'un tel protagoniste a un tel effet sur moi. Aline, quant à elle, est l'allumette qui va mettre le feu à la dynamite et ses interactions avec les autres personnages, notamment Jace <sourire diabolique> et Clary m'ont tellement fait rire ! Oui, bon, j'ai aussi râlé. Un peu.

En tant que troisième tome d'une série de six, je me serais attendue à ce que le soufflé retombe un peu, ce qui arrive dans la plupart des sagas relativement longues. Que nenni ! Les actions se succèdent les unes après les autres dans une fluidité exceptionnelle, l'intrigue continue de prendre son envol (oui, elle a décollé depuis le premier opus et elle continue de monter dans les cieux, je me demande où elle va s'arrêter) et mon coeur est toujours l'otage des personnages de Cassie Clare, qui ne se laisse pas griser par une telle réussite et redouble de talent.

Pas de surprise donc, un cinq-étoiles pour le Miroir mortel. Je n'en reviens toujours pas d'avoir lu six cent pages en vingt-quatre heures. C'est fou ce qu'on peut se surprendre, parfois.

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