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Saba, Ange de la mort, Moira Young

Date de sortie : 8 septembre 2011
Editeur : Gallimard Jeunesse
Traductrice : Laetitia Devaux
Public : 13 ans et plus
Pages : 382
Format : broché
Autres titres de la série : Rebel Heart (à paraître chez Margaret K. McElderry le 30 octobre 2012)
L'auteure : twitter | Goodreads
Acheter le livre : Amazon
Présentation de l'éditeur :
Saba, jeune fille de 18 ans, vit au milieu de nulle part, dans un monde désertique et ravagé, avec sa famille : Lugh, son frère jumeau, né comme elle lors du solstice d’hiver, leur petite soeur Emmi et leur père, qui lit dans les étoiles. Un jour, au milieu d’une tempête de poussière, surgissent de terrifiants cavaliers noirs qui tuent le père de Saba et s’emparent de Lugh. La jeune fille décide de partir à sa recherche et laisse Emmi à la garde de sa tante. S’ensuit une quête éprouvante dans un environnement hostile. Saba doit affronter des ennemis redoutables, combattre et tuer. Heureusement, elle bénéficie de l’aide d’un beau et malicieux jeune homme, d’une bande d’amazones courageuses et surtout d’un corbeau apprivoisé et savant ! Saba finit par retrouver et délivrer son frère, prisonnier du roi qui voulait offrir en sacrifice le garçon du solstice d’hiver pour renouveler sa puissance.
Le premier opus des Chemins de Poussière est, après les oeuvres de Cassie Clare, ma meilleure découverte 2011. Je savais que Francesca avait confiance en cette nouvelle saga signée Moira Young pour s'imposer dans le paysage littéraire et cotoyer les meilleurs dans le rayon jeunesse. A la fin de l'année, je croise Saba en librairie et je me lance. Malgré des débuts très difficiles à cause de la narration au style très léger et bourré de fautes de grammaire, je suis finalement tombée sous le charme du caractère en acier trempé de Saba... et de Jack, évidemment.

L'atmosphère, bien que baignée de soleil dans ce désert cuisant, est sombre comme je n'en ai que très rarement rencontrées. Après quelques chapitres d'adaptation, on apprend à y vivre avec Saba et passé cette acclimatation difficile, on peut enfin se laisser emporter par l'intrigue. Je n'avais pû m'empêcher de penser à Katniss lorsque je voyais Saba : même caractère fort, même détermination, même lien fort avec sa petite soeur, bien que fort dans le sens opposé. Car même si Saba rend compable Emmi pour la mort de sa mère, elle ne peut s'empêcher de l'avoir constamment dans la tête comme Katniss avait toujours Prim avec elle, même dans l'Arène.

Le personnage masculin, Jack, m'a lui aussi fait penser à quelqu'un d'autre. Séduisant, sûr de lui et de son charme auprès de la gente féminine, solitaire, friand de la companie des femmes et client fidèle d'une taverne mal famée : un véritable Flynn Ryder dystopique. Sa personnalité met le feu au caractère extrêmement inflammable de Saba et j'ai adoré ça ! Saba avait réellement besoin de quelqu'un comme lui qui contraste avec les excès causés par son tempérament et sa rancoeur et ainsi la faire docilement ouvrir les yeux. Leur relation est délicieuse, piquante, mais également sincère et touchante.

L'intrigue en elle-même est aussi déroutante que l'univers créé par Moira Young. Tout comme le style de la narration, l'intrigue ne suit pas de schéma particulier et se laisse porter au grès des envies de l'auteure et des personnages. Tout comme Saba, le lecteur n'a pas d'autre choix que de jouer le jeu pour avancer. Le tout donne un dépaysement total, beaucoup de surprises, d'émotion et une addictibilité incroyable !

Si vous avez aimé survivre dans les Hunger Games, goûter à l'interdit dans Delirium, vous battre dans Divergent et fantasmer sur le sex-symbol de la Cité des Ténèbres, Saba, l'ange de la mort est fait pour vous !

Notes :

Intrigue  ★★★★★
Héroïne  ★★★★☆
Le personnage masculin  ★★★★★
Personnages secondaires  ★★★★☆
Atmosphère  ★★★★☆
Originalité  ★★★★☆
Emotion  ★★★★☆
Action  ★★★★☆
Humour  ★★★★☆
Style de l'auteure  ★★★☆☆
Addictabilité  ★★★★☆

Note globale :

L'avis des partenaires :

La bibliothèque de Lilie : "[une lecture] qui m'a entièrement conquise"






~ Critique ~
La forêt des damnés


La forêt des damnés, Carrie Ryan ★★★☆☆


Éditeur : Gallimard
Éditions : Gallimard Jeunesse
Première parution : 11 février 2010
Traductrice : Alice Marchand


Présentation de l'éditeur : Dans le monde de Mary, il y a des vérités simples. Les Sœurs savent toujours le mieux. Les Gardiens protègent et servent. Les Damnés, revenus de la mort, ne renonceront jamais. Et il faut se méfier de la clôture qui entoure le village. La clôture qui les protège de la Forêt des Damnés. Mais peu à peu, les vérités de Mary s’effondrent et son monde est plongé dans le chaos. Un monde post-apocalyptique peuplé de zombies. Une histoire d’amour ensorcelante.

Mon avis : Je viens à peine de terminer La forêt des damnés et je préfère battre le fer tant qu'il est encore chaud car l’expérience que j'ai vécue, plongée dans ce roman dystopique, est aussi étrange que le monde de Mary lui-même. Tout au long de ma lecture, je n'ai su quoi penser de cette histoire de zombies qui menacent quotidiennement les vies des derniers êtres humains sur terre, réfugiés dans un village dirigé par une organisation religieuse, la Congrégation. Et il est dur de se faire un avis lorsqu'on a le film Le village en tête...

Je vais commencer par parler de la fin, sans en dévoiler le contenu, bien entendu. La fin du roman m'a plus plu que le roman lui-même. Le personnage principal, Mary, prend son envol et on nous laisse découvrir toute la beauté de son envie, de son attachement à ses rêves et aussi de sa douleur. Carrie Ryan a eu l'audace d'écrire une fin dont beaucoup de monde ne voudrait sûrement pas mais qui, au final, donne à La forêt des damnés une crédibilité et un réalisme angoissants. Le vrai talent d'un écrivain ne réside pas seulement dans l'art d'aligner des mots les uns derrière les autres pour donner vie à un monde, des êtres et des vies. C'est aussi avoir la volonté et la force de caractère de laisser s'exprimer le sort qui est réservé aux personnages dès qu'ils naissent dans son esprit.

Pour se concentrer un peu plus sur l'intrigue générale et les autres points "techniques", j'ai été déroutée positivement et négativement par la façon dont l'auteure a planté le décor : à la vitesse de la lumière. Et comme je l'ai déjà dit dans mes précédentes critiques, j'ai beaucoup de mal à me plonger dans un roman lorsque je n'ai pas le temps de prendre mes marques avant le début de l'action. J'aurais aimé pouvoir me familiariser davantage avec les rêves et les souvenirs de Mary, ainsi que des personnes qui l'entourent : Harry, Travis, Cass et les Soeurs de la Congrégation.

De même, le début de la fameuse "histoire d'amour ensorcelante", comme le disent les éditions Gallimard sur la quatrième de couverture, est trop soudain et reste trop superficiel pour que je me laisse attendrir. Seuls le désir et la souffrance de Mary nous laissent entrevoir l'étendue des sentiments échangés et je suis déçue que Carrie Ryan ne nous en ait pas donné davantage. J'ai la nette impression que l'intégralité du roman est à l'image de cette histoire d'amour : certains aspects vous oppressent le coeur et d'autres vous laissent sur votre faim.

Je lirai le deuxième opus, Rivage mortel, avec moins d'attentes que lorsque j'ai ouvert pour la première fois La forêt des damnés. Une chose m'a beaucoup plu en lisant sur goodreads le résumé de cette suite : Rivage mortel ouvre la porte à toutes les possibilités.

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